mardi 21 juillet 2015

35 ans après, l'épisode pilote d'Ulysse 31 enfin retrouvé en français

En 2007, cette ébauche de premier épisode apparaissait sur Internet doublée en japonais. Enfin retrouvée, sa version française d'origine permet de voir Ulysse 31 tel qu'il a failli arriver sur nos écrans à l'automne 1980.

(Premier extrait)


Ulysse 31 est un cas à part dans l'histoire du dessin animé français : une série conçue et écrite par des scénaristes français (Jean Chalopin et Nina Wolmark), créée graphiquement par des dessinateurs français (François Allot, Philippe Adamov et Bernard Deyriès), puis adaptée par des graphistes japonais et animée au Japon sous la direction conjointe de réalisateurs français et japonais.

Dans cette coproduction, le savoir-faire japonais a servi les ambitions d'un scénario aux résonnances universelles, inspiré d'Homère et de la mythologie grecque. Pourtant, le chemin avait été long, de l'ébauche du projet, porté par la DIC, petite société de production tourangelle devenue multinationale, jusqu'à sa mise en production avec le studio japonais TMS. De grandes tensions entre les équipes françaises et japonaises, et peut-être à un degré comparable, de grandes tensions au sein même de l'équipe française, ont parfois menacé le projet de ne jamais arriver à bon port.

Légendes

En 1980, le réalisateur français René Borg est aux commandes du premier épisode de la série, en tandem avec le réalisateur japonais Shigetsugu Yoshida. La tension est considérable. Borg est habitué aux productions expérimentales ou artisanales, et tient en horreur l'animation industrielle. Il veut imposer à l'animation Ulysse 31 des exigences techniques qui dépassent les standards de la production télévisée japonaise. De son côté, le personnel du studio japonais TMS a sa manière de travailler, et ne peut se plier, à coût égal, aux exigences d'un Français par ailleurs guère diplomate et à la parole peu amène quand il évoque l'animation à la japonaise. De surcroît, pour la DIC, la société de production française, les délais sont courts : il faut absolument présenter un premier épisode complet à Cannes, au Marché international des programmes de télévision (MIP-TV), en avril 1980, pour vendre la série aux diffuseurs du monde entier. Si l'on ajoute à cela l'éloignement géographique, on peut accorder quelque crédit à la légende qui veut que Jean Chalopin (scénariste et producteur) et Gilbert Wolmark (directeur commercial, époux de la coscénariste Nina Wolmark) découvrent cet épisode à Cannes, peu avant qu'il soit projeté, et tombent des nues.

L'Odysseus de 1980, dit « le pneu »

L'épisode est faible dramatiquement, peu conforme graphiquement à l'idée qu'ils s'en faisaient, et beaucoup d'idées ne fonctionnent pas une fois animées. Le vaisseau d'Ulysse, en particulier, est une catastrophe. Immédiatement, la décision est prise : cet épisode ne peut pas être montré aux professionnels. Il ne peut pas être conservé en l'état. Il faut tout refaire, il faut s'en donner le temps. C'est raté pour le MIP de 1980, cela donne une année complète pour corriger le tir.

Une autre légende veut que René Borg, sous prétexte que cet épisode contenait un plan (un seul plan !) qui n'était pas animé selon ses critères de qualité, annonce, à peu près au même moment, qu'il jette l'éponge. Jean Chalopin fait tout pour le convaincre de rester, mais René Borg n'est pas homme à revenir sur une décision, même prise sous le coup de la colère ; il restera donc dans l'équipe avec la fonction honorifique de « conseiller artistique ».

D'aucuns chuchotent que cette légende est celle que Borg s'est bâtie et que la réalité est sans doute moins romantique : le refus d'exploiter « son » épisode sonne pour lui comme un désaveu et il n'a pas d'autre choix que de se retirer. Mais Borg est, aussi, celui qui a conçu l'idée (brillante) de Nono le petit robot, et qui a dessiné le personnage. Ulysse a besoin de Nono. La production a encore besoin de René Borg. C'est peut-être la première raison pour laquelle, malgré le fiasco du printemps 1980, l'homme conserve un poste et verra son nom au générique de la série.

Nono et Ulysse

La suite, elle, est mieux connue : le tout jeune Bernard Deyriès, adoubé par ses pairs de la TMS, prend la direction de la réalisation, et se met au travail avec l'équipe japonaise. Le design de la plupart des personnages est revu, notamment par le directeur de l'animation Shingo Araki, et les 26 épisodes de la série sont animés à la japonaise. Le résultat arrive donc sur le petit écran français à l'automne 1981, avec un an de retard, et connaît un succès sans précédent. Ulysse 31, maintes fois rediffusé au cours des décennies suivantes, s'impose comme un classique. À la fin des années quatre-vingt-dix, l'explosion du marché vidéo des séries animées permet à Ulysse de connaître quatre intégrales successives, d'abord en VHS (1999), puis en DVD (2002, 2005, 2007), pour un succès commercial qui ne se dément pas.

L'une des jaquettes fantaisistes de 2007
(cliquer pour agrandir)

Récupération

Entre temps, la vague du dessin animé japonais et celle du manga ont déferlé sur le public français et la génération des premiers spectateurs d'Ulysse 31, trentenaires et jeunes quadras, a procédé à une paradoxale récupération de leur série comme objet japonais, forcément japonais : oubliés Allot et Adamov, ce sont Shingo Araki et Michi Himeno qui concentrent l'admiration des fans. On ne prête qu'aux riches : Araki, directeur de l'animation d'Ulysse 31, a dessiné et animé Goldorak et Les Chevaliers du Zodiaque, objets de culte pour le public français. Pourtant, il suffit de voir certaines esquisses de décors ou de personnages signées d'Allot et d'Adamov pour constater à quel point elles sont proches de ce que l'on voit à l'écran dans la série terminée.

Par contamination, cette amnésie touche même les jaquettes des DVD français de 2007, où des crédits quasi révisionnistes entérinent cette vision japanophile, niant l'évidence consignée pourtant dans les titres du générique de fin ; cerise empoisonnée sur ce gâteau, le nom de Nina Wolmark disparaît totalement, au profit du nom de Chalopin, crédité comme seul créateur et auteur de la « structure scénaristique », ce qui suggère que même le scénario, au fond, n'est pas le fait d'auteurs français. (La mention de René Borg au titre de « conseillé artistique » suggère toutefois que ces jaquettes ont été réalisées à la va-vite et que leur contenu n'a pas été vérifié.)

2005, 2007 : on reparle du pilote

Le premier épisode rejeté de 1980, lui, a sombré dans l'oubli. Le grand public ignore son existence. En 2005, lorsque la série connaît les honneurs d'une édition DVD « premium », pas exempte de défauts mais bénéficiant d'une présentation luxueuse, les livrets évoquent cet épisode comme le pilote de la série et en offrent même quelques images. Mais l'éditeur se trompe : une partie des images reproduites sont des images promotionnelles antérieures à la réalisation du premier épisode d'avril 80 ; ce sont des études sur cellulos, magnifiques, mais pas des photogrammes. Le mélange des photogrammes authentiquement tirés du pilote et de ces dessins préparatoires donne une idée fausse de cet épisode disparu et l'embellit plutôt : les superbes images spatiales réalisées par Manchu sont très éloignées des vaisseaux plutôt tristes qui ont réellement été animés à l'écran.

En avril 2007, un Japonais dépose, sur une plate-forme de partage, la numérisation d'une VHS très abîmée : celle du premier épisode abandonné de 1980. La vidéo est ravagée par le temps, les dialogues sont en japonais non sous-titré… la chose aurait pu passer totalement inaperçue. Mais Ulysse 31 a ses fans, et très vite, cet épisode que l'on s'accorde à appeler « pilote » fait le tour des sites d'hébergement de vidéos. À l'été 2015, on en compte une quinzaine d'avatars sur Youtube et Dailymotion, parfois d'un seul tenant, le plus souvent scindé en deux ou trois parties ; le tout dépasse les 95 000 vues. Pas mal, pour un film vieux de trente ans et qui a été jugé commercialement inexploitable.


En France, ce petit film est reçu avec curiosité et intérêt, mais il n'est que très peu chroniqué et commenté. Détail décevant, en huit années, il semblerait qu'aucune communauté de fans n'ait pris le temps de créer une version sous-titrée en français ; la portée de cet épisode en est évidemment réduite.

Par ailleurs, la question de l'existence même d'une version française pour cet épisode se pose. Dans leur ouvrage de référence consacré aux productions de la DIC (Les Séries de notre enfance, Pollux, 2012), Maroin Eluasti et Nordine Zemrak indiquent que Jean Chalopin n'a pas conservé de copie de ce pilote, mais ne donnent guère de précision sur la langue dans laquelle il a été écrit et doublé. Sur l'indispensable Planète jeunesse, la fiche consacrée à Ulysse 31 évoque l'hypothèse d'une version française, sans toutefois la valider.

Le cyclopeLe chef des moines prend Noumaïos en otage

Depuis son apparition sur le web en 2007, inévitablement, l'absence de dialogues français renforce donc le sentiment que ce pilote est le brouillon japonais d'une série franco-japonaise et empêche de le prendre pour ce qu'il est : le premier épisode que les spectateurs français ont failli voir à l'automne 1980.

La VF retrouvée

Aujourd'hui, grâce à un professionnel de l'animation qui en a conservé une copie VHS, je confirme ici-même que cet épisode français a existé et existe encore.

La copie numérique que j'ai à ma disposition est abîmée, autant que la copie japonaise de 2007, et légèrement incomplète car une vingtaine de secondes de dialogue sont effacées. Mais il s'agit d'un document de grande valeur, qui révèle une étape passionnante dans la genèse de ce classique du dessin animé. Détail inattendu, le montage de ce pilote français est très légèrement différent du pilote japonais, la première apparition du « pneu » ayant été judicieusement coupée.

Grâce à cette copie, grâce aux dialogues français qui permettent enfin d'entrer dans le récit, il est possible de mesurer vraiment combien celui-ci, dans son premier tiers, diffère de ce qu'il sera dans l'épisode définitif. Plusieurs petites séquences disparaîtront totalement. Et pour la toute première fois, il est possible d'entendre l'Ulysse de 1980 s'adresser à son équipage avec la voix… du capitaine Flam.

(Deuxième extrait)


Ulysse parle avec la voix du capitaine Flam

Ici même, dans un prochain billet, je proposerai une comparaison détaillée du premier épisode d'Ulysse 31 à son brouillon de 1980. Voici, dès aujourd'hui, quelques éléments que j'ai jugés particulièrement saillants.

– Le personnage d'Ulysse
Présenté comme mi-homme, mi-machine, Ulysse fusionne avec une boule d'énergie, « 31 », qui lui permet de se régénérer et de dépasser ses facultés humaines en devenant « Ulysse 31 ». Cet élément, fondamental dans la série première manière, a été totalement éliminé ensuite.
En outre, Ulysse présente en plusieurs occasions une personnalité moins lisse qu'en 1981 : visage tordu par la colère dans certains plans, massacre des moines-cyclopes par le fil de l'épée à un autre moment. Ces aspérités, derniers vestiges de l'Ulysse guerrier dépeint par Homère, ne seront pas conservées.

Colère, rage, fureur sur le visage d'Ulysse

– Les voix des personnages
Le doublage de 1980 est très éloigné du doublage définitif, même si certaines voix resteront (en particulier Jean Topart dans le rôle de Zeus). En 1980, c'est le très reconnaissable Philippe Ogouz qui incarne Ulysse. Ulysse parle avec la voix française de capitaine Flam !
Les enfants (Télémaque et Thémis) sont incarnés par des comédiens manifestement très jeunes et peu expérimentés, sans doute des amateurs.

– La musique
Non seulement la bande sonore de ce pilote est absolument différente de la série (dont les musiques ont été enregistrées début 1981), mais encore est-elle radicalement différente, également, du pilote japonais. Pourquoi ? mystère… Nous y reviendrons.

– Les effets spéciaux
L'ambition initiale de la DIC était d'intégrer à Ulysse 31 des images de synthèse et, en particulier, d'animer le vaisseau du héros par ordinateur. Sur ce point, le résultat fut une déception et l'apparente bonne idée de départ, un vaisseau en forme de « tore » et tournant sur lui-même, s'est transformé en une chose que l'équipe a immédiatement appelée, par dérision, le « pneu ». Très certainement, c'est l'un des principaux éléments qui ont conduit à la décision du MIP de reprendre cet épisode à zéro.

Diffusion

Aujourd'hui, je plaide pour la restauration et l'exploitation de ce pilote. Esthétiquement, techniquement, narrativement, cet épisode est passionnant. Il change de manière radicale le regard que l'on porte sur l'ensemble de la série Ulysse 31 et, à ce titre, s'inscrit de manière incontestable dans le patrimoine mondial du dessin animé.

(Troisième extrait)


J'ai pu lire ici et là que René Borg avait farouchement gardé ce film dans ses archives pour s'assurer qu'il ne « sorte » pas. C'est possible. Depuis la disparition de René Borg, en 2014, peut-être la question mérite-t-elle d'être posée de nouveau. Je l'ai posée, il y a peu, à Nina Wolmark, qui a exprimé beaucoup de réticences : pour un créateur, montrer ses brouillons a quelque chose d'incongru, et cet épisode est un brouillon. Il faudrait poser la même question à Jean Chalopin, avec le risque d'une réponse similaire.

Toutefois, puisqu'il a traversé le temps jusqu'à nous, notre premier devoir, avant d'envisager de le montrer, c'est de le conserver, de le sauvegarder. Ce pilote, qui a été photographié en 35 mm, existe quelque part sous forme de pellicule. Les négatifs, sans doute, sont au Japon. Des positifs 35 mm, sans doute, sont conservés par un laboratoire français (sauf à considérer que le montage son-image de la version française ait été fait au Japon, ce qui est improbable). Il reste à localiser ces bobines, à les numériser. Il sera bien temps, ensuite, de discuter, de décider.

Pour ne forcer la main de personne, j'ai choisi de ne pas « partager » (comme disent pudiquement les pirates) de copie intégrale de cet épisode. L'essentiel est qu'il existe, plus personne ne peut en douter, j'en atteste ici avec trois courts extraits qui convaincront les incrédules. Le reste est question de volonté. C'est tout pour aujourd'hui !

© Hervé Lesage de La Haye, 2015.


Fiche technique

ULYSSES 31
[Ulysse 31, épisode pilote]
Durée : 23'43
Idée originaleNina WOLMARK
Jean CHALOPIN
AnimationNobuo TOMIZAWA
Tsukasa TANNAI
DécorsNizo YAMAMOTO
Banc-titreHirokata TAKAHASHI
BruitagesYozo KATAOKA
MontageMasatosi TURUBUCHI
Assistants réalisateursPierre JODON
Michel BOULÉ
Animation sur ordinateurGilbert COMPARETTI
sur les calculateurs du C.I.S.I. France
COMPUTER IMAGE DENVER (USA)
René STEICHEN
RTL Production (Luxembourg)
Produit parYutaka FUJIOKA
et
Jean CHALOPIN
RéalisationRené BORG
Shigetsuru YOSHIDA
© DIC - TMS 1980

VOIX
UlyssePhilippe OGOUZ
TélémaqueMorvan SALEZ
NonoAndré CHAUMEAU
NestorFrançois CHAUMETTE
Chef des moinesMichel VOCORET
NoumaïosGilles LAURENT
Médecin de bordGérard HERNANDEZ
PoséidonGeorges AMINEL
ZeusJean TOPART
(restent à identifier)
Narrateur?
Shyrka?
Euryclée?
Thémis?

 
  Sources principales :
— Maroin Eluasti et Nordine Zemrak, Les Séries de notre enfance, Pollux, 2012.
— « Ulysse 31, la genèse d'une série culte », in Ulysse 31, édition premium, 2 coffrets de 5 DVD, IDP Home Video Music, 2005.
— Une analyse du pilote, à partir de sa version japonaise, le comparant à l’épisode 1 définitif :
http://fr.aeriesguard.com/Ulysse-31-l-episode-pilote
— Annonce de la mise en ligne du pilote japonais en 2007 :
http://www.catsuka.com/news/2007-04-29/web-pilote-d-ulysse-31
— Fiche du pilote sur AnimeBase (contient erreurs & imprécisions)
http://www.animeland.com/animebase/anime/voir/2100/Ulysse-31-pilote
— Fiche de la série sur Planète jeunesse (mentionne le pilote et la possibilité d’une version française) :
http://www.planete-jeunesse.com/fiche-30-ulysse-31.html

Merci à Arachnée et à David pour leur aide dans l’identification des comédiens de doublage.






26 commentaires:

  1. Bonjour Excellent article, pour la voix de Shyrka je penses à l'écoute à Évelyne Selena. Il faudrait que tu demandes à Arachnée de Planete Jeunesse pour confirmation ;-) !

    Cdt

    Darkjul

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    1. Excellent conseil... mais j'ai (évidemment) consulté Arachnée en amont (cf. sources et remerciements, juste quelques lignes au-dessus). Merci pour ton hypothèse, sur laquelle j'ai un léger doute, mais que nous allons étudier !

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  2. Rhha, super ! Félicitations pour la trouvaille. Merci pour le travail de recherche et d'analyse... mais également le partage d'extraits !

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    1. (Nom de Zeus, un compliment de l'auteur de "Nos années Récré A2", ce livre redoutable que je n'arrive jamais à refermer... voilà qui fait très, très plaisir.)

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  3. Formidable papier! Merci pour les extraits.

    -- Macflan

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  4. Superbe article. Merci beaucoup pour la trouvaille. ;)

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  5. Très bel article. Et c'est amusant, mais je me demandais ce qu'était devenue la voix de Télémaque. Je cherche le nom sur google et je tombe sur un Morvan Salez docteur en astrophysique. Serait-ce le même ? On pourrait comprendre d'où vient la passion pour l'espace :)

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  6. Par la grande galaxie, très très intéressant sujet ;o) René Borg a souvent dis qu'il avait fait doubler ledit pilote en anglais et en français et remis les cassettes à Jean Chalopin sur le stand DIC au MIP 1980. Il y a environ 10 ans, il avait confié à Frank Verpillat (décédé en 2010) la cassette qu'il avait conservé. Celui-ci avait le matériel pour la lire. Mais d'après un ami qui avait assisté à la première lecture de la bobine, celle-ci s'était effritée, laissant peu d'espoir pour sa récupération complète. Je suis d'accord pour dire que ce petit bijou mérite d'être restauré, rien que parce que c'est le premier produit issu d'une coproduction franco-japonaise.

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  7. excellent merci quel boulot!!

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  8. Passionnant article, j'ai hâte de lire le comparatif.
    j'avais écrit un papier sur la production de ce pilote en 2006 que je viens de mettre en ligne suite à vos découvertes.
    Merci encore pour les extraits et le texte, très instructif

    http://www.forgottensilver.net/2015/07/24/ulysse-31-le-doublage-francais-du-pilote-a-ete-retrouve/

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  9. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  10. Félicitations pour cette trouvaille, c'est vraiment très intéressant !

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  11. Merci beaucoup pour cette super nouvelle d'autant que cela concerne une de mes séries préférées. Un beau cadeau...

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  12. Une trouvaille absolument incroyable. Il est dommage que ce pilote reste inexploité, tant ces extraits démontrent des qualités évidentes dans l'animation (très fluide) mais aussi dans son chara design, si différent du produit final, et pourtant si réussi. d'ailleur il m'évoque pas mal de série japonaise des années 80, sauriez vous qui en est à l'origine ?

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  13. Comme quoi, rien ne disparaît vraiment pour toujours...

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  14. Merci, très intéressant!

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  15. (Salut Pierre, 4 messages plus haut !)

    Bonjour Hervé,
    Je n'ai jamais dit merci pour avoir trouvé ce pilote, c'était juste une grosse pépite, donc merci encore !

    Je voulais juste revenir sur un détail du livret du CD d'Ulysse 31 que tu as écrit... "Pour des raisons mal connues, l'exploitation d'Ulysse 31 sur le territoire japonais capote -- seule une partie de la série est diffusée, et encore, sur une chaîne du satellite."

    À ma connaissance, la série n'a jamais été diffusée en 1981...
    - Elle est sortie directement en VHS en 1986, avec seulement 12 épisodes sur lesdites VHS.
    - Ces épisodes ont été diffusés en 1988 sur le hertzien japonais (TV Asahi par exemple).
    - Ensuite, la série a été intégralement redoublée avec quelques acteurs différents, puis diffusée sur NHK-BS2, la 2ème chaîne satellite de la NHK en 1991... dans son intégralité.

    Donc voilà, étant donné que le livret sous-entend une diffusion satellite en 1981 (la chaîne date de 1989, et le satellite lui-même de 1984 !), c'étaient quelques belles coquilles qu'il me semblait important de corriger.

    Je ne me souviens plus bien de la version du premier épisode présentée sur les DVD français, mais ça me paraît un peu abusif de dire "nous ne connaissons que le premier épisode, seul qui soit parvenu jusqu'à nous" : non seulement j'imagine que des tas de Français ou de Japonais vivant en France ont eu accès aux épisodes, mais j'en ai moi-même 3 (issus du premier doublage je crois), j'ai déjà descen...critiqué la version japonaise sur mon site il y a de nombreuses années je crois, il eût suffi de me les demander. ^^

    Le reste du livret est passionnant à lire, j'espère juste qu'on n'y retrouve pas les mêmes approximations que dans ces extraits. ;)

    (PS : aucun rapport, mais je me souviens qu'à l'époque NHK-BS2 voulait investir dans l'animation, c'est aussi eux qui ont diffusé la même année "Très cher frère", passé chez Dorothée 2 ans après.)

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  16. Les "approximations" que vous évoquez s'appuient sur les informations que j'avais en ma possession et je ne suis pas encore convaincu que ces informations soient fausses… Il faudrait que nous en parlions directement… je tente de prendre contact avec vous !

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  17. Il n'y a pas mon e-mail qui apparaît, ici..? C'est les 6 premières lettres du nom de mon vieux blog (Naologismes), chez gmail.

    Personnellement, mes informations viennent au départ de plusieurs vieux livrets annuels d'Animage avec la liste complète des séries, films et OAV (ainsi que les "bizarreries" genre coproductions internationales) parues à ce jour, qui servaient à choisir les "nommés" pour l'Anime Grand Prix auprès du grand public.
    Par la suite j'avais trouvé des infos sur le Net japonais qui complétaient Animage. Enfin, le plus simple c'est tout bêtement d'aller sur Wikipedia Japon, qui résume très bien la "chronologie des médias" sur cette série.

    Je ne cherche pas à jouer les donneurs de leçons, on fait tous des erreurs -- il y a encore 20 ans j'écrivais des articles sur Saint Seiya en basant certains éléments sur la FAQ de Patricia Munson-Siter sous prétexte qu'elle avait été mentionnée dans le livret du CD japonais de Saint Seiya Poseidon. Les gars n'avaient bien sûr pas lu la FAQ (en anglais), et une de ses infos était complètement fabriquée et s'est retrouvée dans un de mes articles, que j'avais laissé en ligne "parce que c'est drôle", sauf que ledit article a été intégralement pompé (sans crédits, sans autorisation) sur... la jaquette des DVD français de la série.

    Donc, oui, forcément, j'ai de quoi me méfier de ce que disent les livrets de CD en général (j'ai moi-même co-écrit ceux de... Saint Seiya chez Logarythme), ainsi que les matériaux promotionnels, surtout quand on republie mes vieilles bêtises sans m'en parler...

    Désolé, cette pilule-là a toujours un peu de mal à passer, même après des années, surtout quand ils ont continué à utiliser mon texte après que les producteurs ont été mis au courant du plagiat. Quand je pense que les box ont été faits par Kaze, déjà coupable il y a 20 ans d'avoir utilisé certaines de mes traductions pour leurs premières sorties vidéo, sans... me payer ni me créditer. C'est une manie, chez eux. (De fieffés petits coquins, si j'ose m'exprimer ainsi. J'irais même jusqu'à les traiter de vils sacripans, voire de satanés roublards, mais j'ai peur qu'ils ne me fassent un procès pour diffamation.)

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  18. une belle decouverte votre article

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  19. Un immense remerciement, empli de nostalgie, pour tout cela.
    D'autant plus que mon professeur de dessin, au collège, avait fait partie de l'équipe française d'Ulysse 31 !
    Je n'en sais pas plus car il était assez discret à ce sujet et le temps a passé (environ 30 ans). S'il est toujours de ce monde, il serait temps, éventuellement, de lui poser la question, de part mes contacts actuels !?
    Cordialement

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  20. Plus de 2 ans, après le post, toujours riens a l'horizon, quand a la sortie de ce pilot.

    ça ne se fera jamais, sans étre défaitiste et les copies de ce bijou partirons aux oubliettes !

    Quel dommage, mais comme on dis, on ne l'emporte pas dans sa tombe, donc autant partager...

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    1. Deux choses :
      - le pilote a été projeté en séance publique en 2016, comme c'est indiqué ici, il n'y a donc pas d'oubliettes pour le moment
      http://www.anudar.fr/2016/10/utopiales-2016-jour-2.html
      - j'ai fait le nécessaire pour qu'il soit conservé par une institution dont c'est la mission, je ne l'emporterai donc pas dans la tombe.

      Mais on ne parle ici que des deux mauvaises copies VHS que j'ai découvertes. Je ne doute pas un instant que le film existe au Japon sur de meilleurs supports.

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